Le siège du quotidien régional « Ouest-France », à Chantepie (Ille-et-Vilaine), le 17 septembre 2018.

L’action est symbolique, mais suffisamment rare pour être soulignée. Mardi 31 mars, l’intersyndicale du journal Ouest-France, titre français le plus diffusé (597 470 exemplaires quotidiens en 2025), a appelé les quelque 1 600 salariés du groupe, dont 800 journalistes, à un débrayage de deux heures. Les quatre organisations représentatives des employés dénoncent la mise en œuvre d’Efficience 2, un plan d’économies annuelles de 13 millions d’euros.

La nomination de trois journalistes chargés d’orchestrer le dispositif en Bretagne, en Normandie et en Pays de la Loire, et de jauger l’« efficacité » du titre dans chaque territoire, a été le « coup de trop » pour les syndicats. « La mission de ces trois professionnels est claire : faire des économies. Des suppressions de postes se dessinent. Nous refusons de tout accepter », prévient Vanessa Ripoche, représentante du Syndicat national des journalistes à Ouest-France.

Dans les 58 rédactions locales, certains parlent de ces trois nouveaux représentants régionaux, des figures pourtant connues de la maison, comme de « liquidateurs » et de « cost killers » (chasseurs de coûts). La direction les présente en « pilotes capables de concilier économies et journalisme ».

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