Johanna Rolland, maire sortante de Nantes, le 22 mars 2026.

« Le cœur de Nantes bat toujours à gauche. » Ce dimanche 22 mars, Johanna Rolland pousse un grand ouf de soulagement. A l’heure de rempiler pour un troisième mandat, faisant face au millier de militants en liesse rassemblés à l’hôtel de ville, la maire PS (Parti socialiste) de Nantes se livre sans ambages : elle a « eu peur » et a même « tremblé » dans la dernière ligne droite de l’élection municipale.

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L’édile s’impose sur le fil (52,18 % des voix) face à Foulques Chombart de Lauwe, élu Les Républicains (LR), candidat d’union de la droite et du centre (47,82 % des voix), qui était encore un parfait inconnu il y a trois ans, avant qu’il ne parte en campagne en décochant un slogan à la tonalité guerrière : « Il faut virer Johanna Rolland. »

La ville, bastion de la gauche depuis 1989, reste dans le giron socialiste. Les électeurs, note Mme Rolland, ont « fait le choix clair d’un projet de gauche, qui s’assume de gauche », mêlant justice sociale, écologie, et culture, et ne laissant « personne au bord du chemin ».

La bataille a été rude. La maire PS, qui rêvait de virer très largement en tête au soir du premier tour pour ne rien devoir aux « insoumis », a manqué son pari. Celle qui est numéro 2 du parti à la rose a dû se résoudre à sceller un accord avec La France insoumise (LFI), proposant, au terme d’éprouvantes négociations, dix postes d’élus – dont cinq siégeant à la Métropole – à William Aucant, chef de file des « insoumis » nantais totalisant 11,20 % des voix au soir du premier tour. Ces derniers obtiennent finalement neuf sièges, du fait du score élevé de M. Chombart de Lauwe.

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