Le président, Emmanuel Macron, lors de la Conférence de Munich sur la sécurité (MSC), à Munich (Allemagne), le 13 février 2026.

Pour sa 62ᵉ édition, la conférence sur la sécurité de Munich, qui s’est ouverte vendredi 13 février, avait pris pour symbole une wrecking ball, cette lourde sphère d’acier suspendue à une grue utilisée pour détruire des bâtiments. Une métaphore d’un ordre mondial en « cours de démolition » sous l’effet de la brutalité de Donald Trump faisant fi des règles anciennes, précisent les organisateurs de ce sommet, haut lieu de la relation transatlantique. Un an après le choc provoqué par le discours du vice-président américain, J. D. Vance, les chefs d’Etat et de gouvernement du Vieux Continent devaient apporter leur réponse à cette Amérique qui les méprise, et définir leur place dans ce nouveau monde.

« Nous sommes trop timides ! », a clamé, vendredi, Emmanuel Macron, plaidant pour que l’Europe soit fière d’elle-même. « L’Europe a été vilipendée comme une construction vieillissante, lente et fragmentée, reléguée par l’histoire. Comme une économie surréglementée et apathique qui se détournerait de l’innovation. Comme une société en proie à des migrations barbares qui corrompraient ses précieuses traditions. Et, plus curieusement encore, dans certains milieux, comme un continent répressif où la parole ne serait pas libre et où les faits alternatifs ne pourraient prétendre au même droit de cité que la vérité elle-même – ce concept désuet et encombrant », a lancé le président français, répondant, avec un an de décalage, à J. D. Vance, qui avait accusé l’Europe de museler les partis réactionnaires.

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