Le plat-de-côtes à la sauce au poivre vert et pickles d’ail nouveau.

La dizaine de tables en bois lustré qui compose la salle à manger du Consolat, rue du Consolat, dans le premier arrondissement de Marseille, est tapissée d’assiettes dépareillées. Des grandes, des petites, des rondes, des ovales… Une panoplie de contenants que complètent des bols à riz ornés de motifs asiatisants et des baguettes aux airs de tiges de bambou, d’un kitsch de bon goût. Leur contenu trahit encore plus clairement le penchant pour la cuisine panasiatique de Mina Kandé, propriétaire et cheffe de ce restaurant d’angle sobrement cerné de panneaux boisés.

Par exemple, cette réinterprétation des moules-frites, nappées non pas de marinière mais de yuxiang (un mélange de sauce soja, de vinaigre, d’ail, de sucre et de piment). Avec, de croustillantes pommes paille, au lieu des traditionnelles frites belges. « On essaie de mélanger plusieurs influences asiatiques sans se limiter à une zone géographique. Ainsi, on pioche autant dans la cuisine chinoise que vietnamienne, coréenne, ­cambodgienne et même indienne, tout ça sur fond de technique française », indique la cuisinière de 32 ans.

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