Le maire de Salon de Provence, Nicolas Isnard, lors d’une réunion du collectif « maires de Provence », à Saint-Victoret (Bouches-du-Rhône), le 30 mars 2026.

La métropole Aix-Marseille-Provence (AMP) entre-t-elle dans une nouvelle ère ? Après Jean-Claude Gaudin (Les Républicains, LR) qui l’a inaugurée en janvier 2016 et dirigée jusqu’en 2018 dans une atmosphère de conflit ouvert avec la majorité des 92 communes qui la composent, puis Martine Vassal (divers droite) qui l’a présidée ces six dernières années dans une opposition permanente avec le Printemps marseillais, vainqueur des municipales 2020 contre elle, c’est le maire de Salon-de-Provence, Nicolas Isnard, LR, qui se pose aujourd’hui en favori du scrutin.

Sauf ultime revirement d’alliances, il devrait être élu à sa présidence mardi 7 avril, avec le soutien officiel de la maire d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains (Union des démocrates et indépendants, UDI) et la bienveillance prudente du maire de Marseille Benoît Payan (divers gauche), qui, à eux deux, pèsent directement 80 des 238 conseillers métropolitains.

Un président non issu de Marseille, la ville-centre qui représente près de la moitié des 1,9 million d’habitants, et propose une gouvernance « œcuménique et transpartisane » ? C’est du jamais vu pour cet établissement public de coopération intercommunale aux cinq milliards d’euros de budget annuel, dont Emmanuel Macron stigmatisait les « chicayas », lors du lancement du plan Marseille en grand en septembre 2021.

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