
Les fidèles musulmans se rassemblent pour la prière du vendredi. En cette fin de ramadan, sur ce promontoire de Ras Al-Amoud, un quartier de Jérusalem-Est, ils sont plusieurs milliers, sur les bas-côtés, sur un terre-plein, ou dans la mosquée Muhammad Al-Fateh (Mehmet le Conquérant). Sur un rond-point, une vingtaine de policiers veillent.
Les mines sont graves. Derrière les croyants, la coupole dorée du dôme du Rocher scintille, en surplomb de l’esplanade des Mosquées. Mais le site, qui abrite aussi la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l’islam, est inaccessible. Le 28 février, date du début de l’attaque américano-israélienne contre l’Iran, les autorités israéliennes en ont interdit la fréquentation, ainsi que l’église du Saint-Sépulcre, haut lieu de pèlerinage chrétien.
Le sermon de l’imam terminé, les fidèles s’alignent et s’agenouillent, dans un silence que rien ne trouble. Des enfants, qui jouaient sur une aire de jeu, s’arrêtent. La prière se déroule, dans l’air frais de la fin de l’hiver de Jérusalem. Une fois celle-ci terminée, l’assemblée se disperse dans le calme.
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