A Port-au-Prince, le 6 février 2026.

Une attaque menée par les membres d’un gang dans la nuit de samedi à dimanche sur la localité de Petite-Rivière-de-l’Artibonite à Haïti a tué 16 personnes, a indiqué, lundi 30 mars, la police locale ; un bilan qui pourrait s’élever jusqu’à 80 morts, selon l’ONU.

« Cette attaque souligne la gravité de la situation sécuritaire à laquelle est confrontée la population haïtienne. Le secrétaire général de l’ONU appelle le peuple haïtien et les autorités haïtiennes à mener une enquête approfondie », a déclaré son porte-parole, Stéphane Dujarric.

Selon Bertide Horace, porte-parole de la commission de dialogue, de réconciliation et de conscientisation pour sauver l’Artibonite (un département d’Haïti), organisation de la société civile, l’attaque dans cette localité située au nord-ouest de Port-au-Prince a été menée par le gang « Gran Grif ». D’autres exactions ont eu lieu lundi matin, a-t-elle ajouté. Selon elle, le bilan est d’une trentaine de morts, une dizaine de disparus et plusieurs blessés.

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Meurtres, viols, pillages et enlèvements

Dans son point de presse quotidien, Stéphane Dujarric a pour sa part évoqué un bilan « allant de 10 jusqu’à 80 personnes tuées ». Selon un rapport du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme publié la semaine dernière, les violences perpétrées par les gangs et les attaques visant ces derniers en Haïti ont fait plus de 5 500 morts entre mars 2025 et mi-janvier.

Haïti, pays le plus pauvre d’Amérique, est rongé depuis des années par la violence des bandes criminelles, qui commettent meurtres, viols, pillages et enlèvements.

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Le Monde avec AFP

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