Des ambulances égyptiennes franchissent le poste-frontière de Rafah, côté égyptien, le 10 février 2026 (photo prise avec un téléphone portable).

Les malades et blessés de Gaza avaient retrouvé un peu d’espoir depuis le 2 février. Le terminal de Rafah, unique frontière reliant les Gazaouis au monde extérieur, avait été rouvert à cette date après avoir été verrouillé pendant vingt et un mois par les autorités israéliennes. Depuis, 1 075 personnes – patients et accompagnants, ces derniers formant plus des deux tiers – ont pu être évacuées de l’enclave, selon les autorités de santé locales ; 859 Gazaouis bloqués en Egypte ont, eux, réussi à revenir dans l’enclave palestinienne.

Mais, depuis le 28 février, date du déclenchement de l’offensive conjointe avec les Etats-Unis contre l’Iran, Israël a refermé le terminal, stoppant net les évacuations et les retours qui avaient commencé au compte-gouttes. « A ce stade, le poste-frontière de Rafah reste temporairement fermé en raison de la menace de missiles [iraniens]. Il rouvrira dès que la situation sécuritaire le permettra », a indiqué au Monde le Cogat, l’organisme militaire israélien chargé de la gestion des territoires palestiniens occupés.

Pour Mohammed Tafesh, l’annonce a été un véritable choc. Cet habitant de la ville de Gaza croyait enfin pouvoir faire évacuer son épouse, atteinte d’un cancer de la moelle épinière. A l’instar d’environ 20 000 malades et blessés, Rana, 42 ans, figure sur une liste de patients nécessitant des soins à l’étranger, faute de traitement disponible dans la bande de Gaza. Cette fois, la famille était proche du but. Rana Tafesh faisait partie des cas autorisés à sortir le 1er mars.

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