En pleine guerre menée par les Etats-Unis contre son allié iranien, le Burkina Faso du capitaine Ibrahim Traoré, qui s’érige en héraut de l’anti-impérialisme et affichait sa proximité avec l’ex-président vénézuélien Nicolas Maduro, jusqu’à sa capture par un commando américain à Caracas, dans la nuit du 2 au 3 janvier, s’apprête à recevoir la visite de Nick Checker, le chef du bureau des affaires africaines du département d’Etat américain.
Les équipes du diplomate ont annoncé, le 10 mars, qu’il se rendrait prochainement à Ouagadougou – sans plus de précisions sur la date de son déplacement. « Il entend réaffirmer le respect des Etats-Unis pour la souveraineté du Burkina Faso et discuter des prochaines étapes pour renforcer la coopération et la concertation sur les intérêts communs en matière de sécurité et d’économie », a indiqué son bureau sur X.
Depuis sa nomination, le 6 janvier, Nick Checker, qui a passé une décennie à la CIA, l’agence américaine de renseignement, avant de rejoindre le département d’Etat, travaille activement à un rapprochement avec les juntes souverainistes du Burkina Faso, du Mali et du Niger – qui forment l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Avant l’annonce de sa visite à Ouagadougou, il s’était rendu à Bamako, le 2 février. Puis s’était entretenu par téléphone avec le premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine.
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